Contenu

Jardin Botanique

Presse Annuaire Recherche avancée
Université de Toulouse Université Toulouse III - Paul Sabatier
29 avr.

Vous êtes ici : Accueil Jardin Botanique > Collections végétales > Les serres > La serre tropicale humide

La serre tropicale humide

 
 
Le mur des épiphytes de la serre tropicale humide a été constitué selon un plan élaboré par M. Patrick Blanc, chercheur CNRS.

Les épiphytes sont des plantes vivant sur différents supports ayant peu de lien direct avec le sol. Les épiphytes se fixent préférentiellement aux arbres dont l'écorce est écailleuse, mais elles sont aussi capables de se fixer sur des rochers. Elles adhèrent étroitement au support grâce à des tiges traçantes et des racines adventives. Contrairement aux plantes parasites, elles n'empruntent aucune substance organique aux arbres qui leur servent de support.

 De nombreuse familles ont des représentants épiphytes mais certaines sont abondament représentées comme les Araceae, les Orchidaceae, les Bromeliaceae,  les Moraceae et Cactaceae...La plupart des plantes épiphytes vivent dans la forêt tropicale humide. Leur vie hors sol a pour conséquence une pénurie permanente de substances organiques et des pénuries d'eau temporaires. Ces contraintes ont provoqué le développement d'adaptations diverses.

Stockage de l'eau dans les tissus:
Une certaine crassulescence chez les Peperomia (Piperaceae), Bromeliaceae, Begoniaceae, Asclepiadaceae, Cactaceae (Rhipsalis, Epiphyllum...)
Stockage dans des pseudobulbes
Tiges renflées: Orchidaceae
Stockage dans les racines
Cellules gorgées d'eau: Orchidaceae, Araceae
Stockage dans les poils: Voir les Tillandsia
Stockage à l'extérieur des tissus
A l'aisselle des feuilles rubanées en rosettes (fougères telles que Platycerium, Asplenium, Bromeliaceae) formant des réserves d'eau externes abritant une flore et une faune spécifiques.
Dans des feuilles formant des poches (
Dischidia).

Certaines plantes sont capables de piéger les substances organiques
Par des structures particulières
accumulation d'humus à l'aisselle des feuilles (fougères telles que Platycerium, Asplenium, Anthurium, Bromeliaceae)
Par capture et digestion d'insectes ou de petits animaux
dans des feuilles-pièges (urnes de Nepenthes, voir aussi la serre des plantes carnivores)
Par association mutualiste avec des fourmis (voir ci-dessous)

Collection de plantes myrmécophiles

 En collaboration avec les Laboratoires de recherches de l'Université (EDB - Evolution et Diversité Biologique et ECOLAB - Laboratoire d'Ecologie Fonctionnelle)

Les fourmis ont de multiples relations avec les végétaux, des plus simples ou plus complexes. Sous nos climats tempérés, elles consomment  par exemple de nombreuses chenilles qui s'attaquent aux feuilles et participent ainsi à la protection des arbres et forêts ; au contraire, elles ont une action néfaste quand elles installent sur des plantes leurs colonies de pucerons...
En milieu tropical, des espèces de fourmis se retrouvent inféodées à des structures élaborées pour elles par des plantes spécialisées ou myrmécophytes.
La myrmécophilie (relation des fourmis avec des plantes à fleurs) est un exemple de coévolution entre le règne végétal et le règne animal : mutualisme ou interaction interspécifique dont le bilan est positif pour les 2 partenaires (bénéfices réciproques). Cette diversité de formes, comportements ... met en évidence la remarquable ingéniosité du monde végétal qui confère à la plante une propriété qui lui fait défaut, la mobilité : fixée au sol, elle a mis au point tous les moyens imaginables pour attirer ceux dont elle a besoin (souvent animaux) afin d'assurer divers transport (ses gamètes - pollinisation/fécondation et ses graines - dissémination des fruits) ou pour dissuader des agresseurs/prédateurs qu'elle ne peut fuir.
Exemple: Myrmecodia & Hydnophytum (Rubiacées)
Ces plantes présentent à leur base des zones creuses ; chambres habitées par des fourmis du genre Iridomyrmexmirmecodia echinata

 

    • la plante hôte fournit abri et nourriture à la fourmi (glandes sécrétant sucres ou protéines)
    • ­ les fourmis apportent, à la plante épiphyte, nourriture (excréments, morts ...) + dissémination de ses graines + protection contre animaux vertébrés, invertébrés et autres végétaux (elles consomment les jeunes pousses des plantes concurrentes, autres épiphytes ou lianes, qui gêneraient la croissance de leur hôte)
    • Sur les déjections des fourmis et les débris abandonnés par elles, se développe un champignon qui rendrait les restes organiques assimilable par la plante:  Trilogie étonnante : relations intimes et intenses entre les 3 règnes  (une espèce de plante supérieure, une espèce de fourmis et une espèce de champignons) :


Collection de plantes tropicales utiles

  •  utilisations alimentaires des fruits (papayer, goyavier, avocatier, kapoquier ...), graines (caféiers, cacaoyer, cotonniers...), parties souterraines charnues  (taro, manioc),  feuilles, dont de nombreuses épices (poivre, gingembre, cardamome..., plantes initiatrices du bouleversement de la géographie, de l'économie et de l'Histoire au XVI, XVIIèmes siècles ...).
  •  utilisations industrielles ou locales, médicinales ou  toxiques, légendes ...

Collection de Tillandsia

 

 Les « filles de l'air », qui fixées par leurs racines sur  un support (arbres, poteaux et fils télégraphiques ...), se contentent pour vivre de l'humidité atmosphérique et de la poussière organique dans l'air. L'eau est capturée dans l'atmosphère à l'aide de poils foliaires en "boucliers".

Date de mise à jour 10 septembre 2009


Contacts


Nathalie Séjalon-Delmas
Directrice
2, rue Lamarck
31400 Toulouse 
Tel: 05.82.52.59.70
Mel:nathalie.sejalon-delmas@univ-tlse3.fr
Mel secrétariat: sceccp.contact@univ-tlse3.fr
Université Toulouse III - Paul Sabatier - 118 route de Narbonne 31062 TOULOUSE CEDEX 9 téléphone +33 (0)5 61 55 66 11